La société civile poursuivra son plaidoyer pour l'Afghanistan

Lorsque, le 30 août, le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré aux talibans qu'il se tiendrait informé et activement impliqué dans la situation des droits de l'homme en Afghanistan, il a lancé le défi à la société civile de poursuivre et d'intensifier son action pour défendre la cause de l'humanité sécurité du peuple afghan.

« Rester saisi de l'affaire »

Les derniers mots de la résolution 2593 du Conseil de sécurité [S/RES/2593, adopté le 30 août 2021], “Décide rester saisi de la question », en langage ordinaire signifie « Nous allons suivre cela ». Et ils devraient donc, comme nous, tous les militants de la société civile, faire pression sur nos gouvernements et l'ONU pour évacuer en toute sécurité tous ceux qui restent en danger en Afghanistan et pour assurer la sécurité de ceux qui restent.

La résolution était la deuxième expression de l'intention de la communauté internationale d'obliger les talibans à respecter les normes fondamentales des droits de l'homme qui incombent à tous les membres de la communauté. Elle et d'autres déclarations récentes informent les talibans, comme le demande la société civile, que le respect de ces normes est une condition fondamentale de leur acceptation tant souhaitée dans « la communauté des nations ». Les États et les citoyens devraient s'engager avec les talibans, maintenant le gouvernement de facto de l'Afghanistan, en indiquant clairement que la violation des normes compromet l'acceptation internationale.

Nous espérons que les normes pourront être respectées en raison de la Déclaration conjointe sur les assurances de voyage pour l'évacuation de l'Afghanistan appelant les talibans à permettre à tous ceux qui veulent ou doivent quitter l'Afghanistan de le faire en toute sécurité. Des ambassadrices de l'ONU telles que Geraldine Byrne Nason d'Irlande ont déclaré que l'ONU tiendrait les talibans pour responsables des violations des droits humains et de tout déni de la dignité et de l'autonomie des femmes, des normes à respecter par tout gouvernement cherchant à être accepté dans la communauté internationale. Nous, dans la société civile, espérons ardemment que cette fois, ces injonctions seront appliquées, ne resteront pas la rhétorique qui suscite des espoirs sans l'action que suggère « rester saisi ».

Ce sera en grande partie à nous, dans la société civile, de tenir les États et l'ONU responsables de donner suite à toutes les possibilités d'action. Car sans nous, ceux de la société civile qui ont fait les premiers pas vers l'établissement des normes des droits des femmes cité par Pramila Patten, Directrice exécutive d'ONU Femmes dans sa déclaration ferme sur ce que la communauté internationale exigera des talibans, ces demandes pourraient bien rester de la rhétorique.

La société civile internationale restera saisie de la question, continuant de faire pression sur nos gouvernements respectifs et les Nations Unies pour qu'ils restent suffisamment saisis pour assurer l'évacuation de toutes les personnes actuellement en danger et éliminer le risque pour les femmes et les militants de la société civile restant en Afghanistan.

BARRE, 9/2/21

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